II « Waignedeh » (Demain)

Taigué Ahmed développe depuis 2005 un projet humain et ambitieux: la création des ballets de danses traditionnelles dans plusieurs camps de réfugiés. Aujourd’hui, les membres de ces ballets sont des danseurs professionnels qui enrichissent la scène culturelle du Tchad.

Dans le  projet  WAIGNEDEH (Demain),  Taigué rassemble neuf de ces danseurs pour retrouver dans leur corps − ce témoin silencieux, ce trésor du passé et de l’avenir − des scènes de leur histoire, de leurs résistances et pour imaginer un autre futur possible. Comment imaginer un meilleur lendemain bien que les perspectives du présent soient si réduites? Comment changer l'image  du réfugié ?  Comment  vivre  tout simplement?  Comment  croire  en  ses capacités propres et  retrouver son indépendance? Et comment garder l’espoir que le camp ne soit pas la dernière destination?

Avec ce projet, Taigué Ahmed veux confronter le public éloigné de la réalité des réfugiés en présentant le travail accompli dans les camps depuis près de 10 années. Ces expériences singulières des réfugiés, dont le développement de la pratique artistique leur a permis de se retrouver, font partie de la chorégraphie du spectacle. Il s’agit là aussi d’une pièce universelle dans laquelle chacun pourra se retrouver. 

 

Première: Fin mars 2016 au Centre National de la Danse, Paris

Présentations : 01-03 Avril 2016 au 104, Paris

I Création d’une école des arts vivants à N’Djamena

 

A l'heure actuelle en Afrique, il n'existe aucune école des Arts Vivants qui dispense un diplôme d’Etat. Pour cette raison, Ndam Se Na veut élaborer le projet d’une école des Arts Vivants à N’Djamena pour des jeunes créateurs du Tchad, d’Afrique et d’autres pays du monde. Ndam Se Na veut changer cette situation. L’école que l’association désir de créer s'inscrira dans la poursuite de ce travail de sensibilisation entamé par Ndam Se Na. Avec la collaboration de professionnels de l’art et de la science, Ndam Se Na veut offrir la possibilité aux jeunes talents africains de développer leur langage artistique en théorie et en pratique. 

La création d'une école des Arts Vivants en Afrique de l’ouest est primordiale parce qu'actuellement, un nombre de jeunes talents se trouvent dans l'incapacité de financer leur formation en Europe et que, quand bien même ils disposeraient des financements, une formation en Europe est incapable de protéger leur racines culturelles de la même manière que le ferait une école Africaine. C'est pourquoi l’association souhaite créer un lieu où l’héritage artistique de l’Afrique pourra être à la fois conservé, développé et valorisé.